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Un poème signé Victor Hugo



Deux phares rayonnants conduisent votre voile,

Deux autels de granit dont on n'ose approcher,

L'art et l'exil posant tous deux la même étoie

Sur le même rocher,



L'art et l'exil ! géant ! lutteurs aux grands murmures,

Blancs d'écume tous deux, ils combattent le sort,

Dans l'humaine mêlée on entend leurs armures,

Et quand ils sont vainqueurs, ils entrent dans la mort,


Ils entrent dans la mort en chantant leur victoire,

Les chevaux du soleil qui hennissent le feu

Les mènent couronnés aux portes de la gloire,

Capitale de Dieu,

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N
Chère Channig,<br /> visitant doucement ton site, je tombe sur les poèmes ... Très jolis.<br /> Celui-ci me touche particulièrement car je reconnais "mon" Phare du Petit Minou.<br /> Bise à toi.
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