Deux phares rayonnants conduisent votre voile,
Deux autels de granit dont on n'ose approcher,
L'art et l'exil posant tous deux la même étoie
Sur le même rocher,
L'art et l'exil ! géant ! lutteurs aux grands murmures,
Blancs d'écume tous deux, ils combattent le sort,
Dans l'humaine mêlée on entend leurs armures,
Et quand ils sont vainqueurs, ils entrent dans la mort,
Ils entrent dans la mort en chantant leur victoire,
Les chevaux du soleil qui hennissent le feu
Les mènent couronnés aux portes de la gloire,
Capitale de Dieu,